Les anxiolytiques, et notamment les benzodiazépines, sont souvent prescrits pour soulager l’anxiété, les troubles du sommeil ou les angoisses profondes. Pourtant, derrière cette apparente solution rapide se cache un risque majeur : la dépendance, parfois violente, insidieuse et destructrice.
Beaucoup de personnes commencent ces traitements pour « aller mieux », sans imaginer qu’un jour, le médicament deviendra le problème. Le sevrage, lorsqu’il est mal accompagné, peut être extrêmement difficile, voire dangereux.
Le témoignage qui suit illustre avec une force brute ce que peut être la dépendance aux anxiolytiques, la souffrance du manque, la descente aux enfers… mais aussi la possibilité de s’en sortir.
TEMOIGNAGE : "une véritable descente aux enfers !"
Quand j'étais accro aux anxiolytiques, je me souviens de 2 éléments marquants. Le premier c'est que je prenais ces médicaments pour ne pas être mal. Et quand je les prenais, ça me rendait malade aussi. Je prenais ces cachets pour éviter le manque atroce et ces anxiolytiques me vrillaient également le cerveau et l'estomac. J'avais des hallucinations visuelles et la nausée. Pas top. Du coup, ça m'a aidée à trouver la motivation d'arrêter ces cochonneries.
Et l'autre élément marquant est cette descente aux enfers. Je me voyais couler dans un puits sans fond si noir, si obscur, telles des ténèbres. Et parfois lorsque j'allais un peu mieux, j'arrivais à percevoir un semblant de lumière tout en haut. Et j'ai fini par couler complètement et commettre l'irréparable en voulant mourir. Je voulais dormir à tout jamais, ne plus souffrir, ne plus vivre ce cauchemard. Et puis, un jour, au fond de ce puits, j'ai pu taper du pied pour remonter petit à petit. L'envie de suicide devenait la seule issue, c'était devenu une obsession telle que lorsque je suis passée à l'acte, la pression est retombée et j'ai pu enfin remonter la pente. C'est là que j'ai amorcé un sevrage. J'avais tenté à plusieurs reprise de m'arrêter brutalement. Ce qui m'a valu de connaître le manque affreux avec des tremblements dans tout le corps, des courbatures, des sueurs, des insomnies sur plusieurs jours, et l'envie de me vider littéralement de ce poison avec des crampes au ventre et à l'estomac. Je tenais bon et j'arrivais à me sevrer. Mais ce que je ne savais pas c'est que cette méthode était dangereuse, on peut y laisser sa vie. D'ailleurs je rechutais à chaque fois. Et un jour, j'ai tenté de me sevrer par pallier. Petit à petit, de façon à ce que le manque soit supportable. J'ai réussi ainsi à tout arrêter et j'ai pu entamer un travail psychothérapeutique profond pour ne plus sombrer. Aujourd'hui je suis là devant vous à écrire ces quelques lignes et fière d'en être sortie pour vous aider à mon tour. Car dans ces moments terribles on se sent si seul et désoeuvré. Je n'ai pas trouvé qui que ce soit pour m'aider alors je me suis aidée moi-même et j'ai trouvé de formidables ressources. Vous pouvez vous en sortir mais ne restez pas seul. Parlez-en. Aujourd'hui, il existe des aides, des professionnels pour vous accompagner vers la guérison, vers la libertéNadine MONTEMONT / Présidente de SOS ADDICT
Dépendance aux benzodiazépines : pourquoi le sevrage ne doit jamais être pris à la légère
Ce témoignage met en lumière une réalité trop souvent minimisée :
👉 l’arrêt brutal des anxiolytiques peut être dangereux
👉 le manque peut être physique, psychique, intense
👉 sans accompagnement, les rechutes sont fréquentes
Un sevrage progressif, encadré, associé à un travail thérapeutique de fond, est souvent indispensable pour sortir durablement de la dépendance.
Vous n’êtes pas seul : se faire accompagner change tout
Si vous vous reconnaissez dans ce témoignage, sachez une chose essentielle : il existe des solutions.
Parler, demander de l’aide, être accompagné peut littéralement sauver une vie.
👉 Faire le premier pas, c’est déjà commencer à guérir
📞 Besoin d’aide ou d’écoute ? Contactez SOS Addict
N’attendez pas de toucher le fond pour agir.
Les médicaments peuvent aider… mais aussi enfermer.
Apprenez à reconnaître les risques et les solutions pour reprendre le contrôle.
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TEMOIGNAGE : « une véritable descente aux enfers ! »
Quand j’étais accro aux anxiolytiques, je me souviens de 2 éléments marquants. Le premier c’est que je prenais ces médicaments pour ne pas être mal. Et quand je les prenais, ça me rendait malade aussi. Je prenais ces cachets pour éviter le manque atroce et ces anxiolytiques me vrillaient également le cerveau et l’estomac. J’avais des hallucinations visuelles et la nausée. Pas top. Du coup, ça m’a aidée à trouver la motivation d’arrêter ces cochonneries.
Et l’autre élément marquant est cette descente aux enfers. Je me voyais couler dans un puits sans fond si noir, si obscur, telles des ténèbres. Et parfois lorsque j’allais un peu mieux, j’arrivais à percevoir un semblant de lumière tout en haut. Et j’ai fini par couler complètement et commettre l’irréparable en voulant mourir. Je voulais dormir à tout jamais, ne plus souffrir, ne plus vivre ce cauchemard. Et puis, un jour, au fond de ce puits, j’ai pu taper du pied pour remonter petit à petit. L’envie de suicide devenait la seule issue, c’était devenu une obsession telle que lorsque je suis passée à l’acte, la pression est retombée et j’ai pu enfin remonter la pente.
C’est là que j’ai amorcé un sevrage. J’avais tenté à plusieurs reprise de m’arrêter brutalement. Ce qui m’a valu de connaître le manque affreux avec des tremblements dans tout le corps, des courbatures, des sueurs, des insomnies sur plusieurs jours, et l’envie de me vider littéralement de ce poison avec des crampes au ventre et à l’estomac. Je tenais bon et j’arrivais à me sevrer. Mais ce que je ne savais pas c’est que cette méthode était dangereuse, on peut y laisser sa vie. D’ailleurs je rechutais à chaque fois. Et un jour, j’ai tenté de me sevrer par pallier. Petit à petit, de façon à ce que le manque soit supportable. J’ai réussi ainsi à tout arrêter et j’ai pu entamer un travail psychothérapeutique profond pour ne plus sombrer.
Aujourd’hui je suis là devant vous à écrire ces quelques lignes et fière d’en être sortie pour vous aider à mon tour. Car dans ces moments terribles on se sent si seul et désoeuvré. Je n’ai pas trouvé qui que ce soit pour m’aider alors je me suis aidée moi-même et j’ai trouvé de formidables ressources.
Vous pouvez vous en sortir mais ne restez pas seul. Parlez-en. Aujourd’hui, il existe des aides, des professionnels pour vous accompagner vers la guérison, vers la liberté
Nadine MONTEMONT / Présidente de SOS ADDICT



